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L’Economie sociale et solidaire : une chance pour l’économie française

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[28 avril 2010] C’est en octobre 2009 que le Premier ministre a confié à François Vercamer, député du Nord, une mission sur le développement de l’économie sociale et de l’entreprenariat social. Le rapport a été rendu à Marc-Philippe Daubresse et à Laurent Wauquiez le 28 avril 2010.

Les ministres ont souligné que l’économie sociale accorde une priorité au respect des droits de l’Homme, à l’environnement et à la solidarité ; ce qui en fait un secteur majeur en termes d’emploi, de croissance et d’innovation économique.

Marc-Philippe Daubresse et Laurent Wauquiez souhaitent focaliser leur attention sur cinq axes principaux d’actions pour mieux valoriser l’économie sociale :

- Structurer davantage le dialogue avec les pouvoirs publics pour une meilleure visibilité du secteur. Dans cette perspective, le Conseil supérieur de l’Economie sociale doit se réunir prochainement, afin d’approfondir la réflexion sur certaines préconisations du rapport et de réfléchir aux moyens concrets pour faire émerger les entreprises du secteur.

- Travailler à une meilleure reconnaissance des entreprises du secteur par la labellisation des acteurs de l’économie sociale.

- Sensibiliser aux métiers de l’économie sociale dès le lycée, dans l’enseignement supérieur, et au-delà, dans le cadre de la formation continue : c’est une perspective intéressante puisqu’en effet, 75 % des jeunes estiment que le fait qu’une entreprise soit une entreprise sociale les inciterait à y postuler.

- Lever les freins à l’entreprenariat social : l’objectif est que les acteurs de l’économie sociale puissent bénéficier d’aides à l’innovation, que les freins administratifs soient levés, et que l’accès à l’information soit amélioré.

- Aller plus loin dans l’ancrage territorial de la politique d’économie sociale et solidaire : s’appuyer sur un pilotage local de la politique de développement de l’économie sociale, pour faire du sur-mesure et mieux répondre aux besoins des acteurs.

L’économie sociale en chiffres :

  • 200 000 établissements : des associations, des mutuelles, des coopératives, des fondations et
    des entreprises solidaires (AMAP, commerce équitable, insertion, entreprises adaptées…) dont
    l’activité est guidée par une série de principes fondateurs : non-lucrativité ou lucrativité limitée,
    principes démocratiques dans la gouvernance (un homme = 1 voix, participation des salariés),
    utilité collective ou utilité sociale du projet.
  • 7 à 8 % du PIB.
  • 9,8 % de l’emploi salarié en France.
  • Des emplois majoritairement non délocalisables et dans des secteurs d’avenir, comme ceux des marchés éthiques (bio, commerce équitable, recyclage…) et les activités d’intérêt général (santé, petite enfance, dépendance, éducation).
  • 100 millions d’euros dédiés dans le cadre du Grand Emprunt.

* Lire le rapport de Francis Vercamer : "L’économie sociale et solidaire : entreprendre autrement pour la croissance et l’emploi".

Rapport Vercamer avril 2010 (PDF - 3.3 Mo)